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  1. Flétrissement bactérien - Courges
  2. Bacterial wilt
  3. Bactérie : Erwinia tracheiphila

Pourriture de la chair d'une courge

Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

© Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

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Cette portion d’une courge ‘Buttercup’ (cv 'Sweet Mama') montre des taches vitreuses brunes et une pourriture brune et collante de la chair. Le test de biologie moléculaire (PCR) a révélé la présence de la bactérie Erwinia tracheiphila, responsable du flétrissement bactérien chez les cucurbitacées. Cette bactérie a été détectée dans la chair du fruit pour la première fois en 2010 au Laboratoire de diagnostic en phytoprotection du MAPAQ.
 
Lors de la récolte, les fruits ne présentaient aucun dommage externe. C’est à l’ouverture de quelques fruits que les symptômes ont été observés. La conseillère mentionne que les chrysomèles étaient très abondantes en début de saison et que le producteur n’a pas traité le champ.
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Généralités
Le flétrissement bactérien cause des dommages fréquents et sévères chez les cucurbitacées. Les principaux hôtes de la bactérie sont le concombre et les melons. La citrouille et les courges sont occasionnellement affectées. Le melon d’eau serait immune. La bactérie est transmise par des insectes vecteurs qui se nourrissent de cette famille de plantes. Ces vecteurs sont la chrysomèle rayée du concombre et la chrysomèle maculée du concombre. Les infestations peuvent parfois entraîner des pertes de rendement importantes.
 
C’est la prolifération de bactéries dans les vaisseaux qui entraîne le blocage du transport de l’eau, le flétrissement et la mort des feuilles. Les symptômes apparaissent durant tout le développement du plant, mais le flétrissement est plus sévère tôt en saison lorsque les plants sont succulents. Au champ, afin de vérifier la présence de la bactérie, un examen des tissus peut être effectué. La tige est coupée transversalement et après quelques minutes, une sécrétion laiteuse, parfois gluante, se forme et se transforme en un fil s’étirant lorsque les deux sections coupées sont éloignées l’une de l’autre.
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Symptômes
Feuille : flétrissement des feuilles qui sont vert foncé, jaunes et/ou brunes. Par la suite, le flétrissement s’intensifie et des brûlures brunes en forme de « V » sont observées entre les nervures secondaires, suivi de la mort de la feuille et éventuellement de la plante. La maladie se manifeste en premier sur les feuilles puis affecte tout le plant.
 
Fruit : présence de taches vitreuses beiges à brunes et de pourriture de la chair, débutant directement sous l’épiderme et progressant vers le centre du fruit.

Tige : apparait vert foncé, se nécrose, sèche puis flétrit et meurt. Parfois jaunissement du système vasculaire et observation visuelle de la bactérie lorsque la tige est coupée transversalement.
 
Collet : parfois jaunissement du système vasculaire et observation visuelle de la bactérie lorsque le collet est coupé.
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Ne pas confondre
Sur les feuilles, les symptômes peuvent être confondus avec d’autres maladies vasculaires causées par des champignons tels que la fusariose (Fusarium oxysporum) et la verticilliose (Verticillium dahliae).
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Cycle vital/épidémiologie
La bactérie peut subsister quelques mois dans les résidus végétaux. Elle n’est pas transmise par la semence. Erwinia tracheiphila se loge dans le tube digestif des chrysomèles, ce qui lui permet de survivre à l’hiver puisque ces insectes hibernent au stade d’adulte. Au printemps, les bactéries qui ont hiverné dans le tube digestif des chrysomèles sont relâchées sur les feuilles dans les fèces des chrysomèles qui s’alimentent de ces tissus. Par la suite, la bactérie est dispersée d’un plant à l’autre par les blessures d’alimentation causées par les chrysomèles ou d’autres insectes broyeurs. Contrairement aux autres maladies vasculaires, E. tracheiphila se multiplie aux sites d’entrée (blessures), pénètre ensuite dans le système vasculaire et descend vers les pétioles et les tiges. La maladie se propage rapidement par temps sec.
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Méthodes de lutte
Pour limiter le développement du flétrissement bactérien, il faut contrôler adéquatement les insectes vecteurs, éliminer les cucurbitacées sauvages et les volontaires.
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Traitements phytosanitaires Références et liens
Richard C. & Boivin G. (1994). Flétrissement bactérien. Dans Maladies et Ravageurs des Cultures Légumières au Canada. La Société Canadienne de Phytopathologie et la Société d'Entomologie du Canada, Canada. p. 136-137. (http://phytopath.ca/wp-content/uploads/2014/10/MRCLC/ch9-cucurbitacees.pdf)

Riggs D. I. M. (Ed) (2003). Bacterial Wilt. Dans Pumpkin Production Guide. NRAES, New-York. p. 67-68.
 
Zitter T. A., Hopkins D. L. & Thomas C. E. (Eds) (1996). Bacterial Wilt. Dans Compendium of Cucurbit Diseases. APS Press, The American Phytopathological Society, St-Paul, Minnesota. p. 36.

http://www.agrireseau.qc.ca/lab/documents/Erwinia%20tracheiphila.pdf

http://plantclinic.cornell.edu/factsheets/bacterialwiltcucurbits.pdf

http://vegetablemdonline.ppath.cornell.edu/DiagnosticKeys/CucurWlt/BctWlt/BctWlt_SmrSq.htm
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