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  1. Piétin-échaudage - Blé de printemps
  2. Take-all
Champignon :
  1. Gaeumannomyces graminis

Faible développement racinaire et noircissement luisant au bas de la tige de blé de printemps

Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

© Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

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Sur des plants de blé de printemps (cv 'Barry'), présence d’un système racinaire très réduit et d’une coloration brune à noire luisante à la base de la tige. Ce symptôme est facilement observable lorsque la gaine foliaire couvrant la base de la tige est retirée. Les tests de laboratoire ont révélé la présence du champignon Gaeumannomyces graminis, responsable du piétin-échaudage chez le blé de printemps.
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Généralités
Le piétin-échaudage est observé essentiellement chez le blé, l’orge, le triticale et à un degré moindre sur le seigle et l’avoine. Bien que l’infection puisse se faire tôt en saison, la présence de la maladie n’est souvent remarquée qu’après l’épiaison, lorsque les épis se dessèchent et blanchissent. Cette maladie est favorisée par des conditions humides du sol, des sols alcalins, carencés en éléments majeurs (azote (N) et phosphore (P) surtout), compactés et mal drainés, et lorsque le temps est frais (12 à 20 °C). Idéalement, il faut éviter de cultiver le blé en culture continue. Lors de forte attaque, des pertes de plants de l’ordre de 20 à 30 % peuvent être notées. Les plants infectés sont répartis en foyer ou de manière éparse au champ. Le piétin-échaudage est occasionnel et mineur, mais fréquent et sévère lorsque le blé est cultivé en culture continue (2 à 5 ans).
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Symptômes
Épi : sont blancs et desséchés. Les épis sont vides ou avec des grains ratatinés.
 
Tige : noircissement de la base des tiges. Présence d’une couche lustrée de mycélium brun à noir à la base de la tige sous la gaine foliaire.
 
Racine : système racinaire peu développé. Racines brunes à noires avec présence d’hyphes foncés du champignon. Brunissement des tissus conducteurs. Pourriture partielle à complète.
 
Plant : rabougris, peu de talles, flétrissement et maturité hâtive. Les plants s’arrachent facilement. Mortalité précoce et risque de verse.
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Ne pas confondre
Le piétin-échaudage peut être confondu avec le dessèchement prématuré causé par le piétin commun (Bipolaris sorokiniana). Le piétin-échaudage se distingue par l’aspect noir lustré des chaumes et un feutrage mycélien sous les gaines foliaires. Il peut également être confondu avec la fusariose de l’épi (Fusarium graminearum – échaudage de quelques épillets sur l’épi).
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Cycle vital
Le champignon survit dans les résidus de culture, les plantes infectées et le sol sous la forme de mycélium et de périthèces. Les racines sont infectées lorsqu’elles croissent dans les débris de culture. La majorité des infections se font à partir du mycélium. Dans un premier temps, les racines sont colonisées par des hyphes traçants qui courent à la surface des racines. Ces hyphes pénètrent ensuite directement dans les racines par des hyphopodes (genre d’appressorium). Les hyphes traçants courent de racine en racine (pont mycélien) durant toute la saison et sont favorisés lors de conditions humides et fraîches (12 à 18 °C). Parfois des périthèces libèrent des ascospores qui infectent les racines. Les ascospores font irruption à travers les gaines foliaires et sont dispersées sur les plants par les éclaboussures d’eau et le vent. Dans le cas d’infection précoce, la maladie se développe sur les racines puis envahit le plateau de tallage et la partie basale des tiges. La maladie se transmet de champ en champ par de la terre souillée ou des débris infestés.
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Méthodes de lutte
Pour lutter contre le piétin-échaudage, il faut privilégier la rotation des cultures (1 à 2 ans) avec des plantes non hôtes (lupin, canola, betterave, pomme de terre, pois). Il faut assurer une fertilisation équilibrée, particulièrement en azote, phosphore et manganèse, éliminer les graminées adventices et les repousses de blé, labourer les résidus de culture, cultiver dans des sols bien drainés et non compactés. Il faut éviter de chauler les champs et de cultiver le blé lorsque le précédent cultural est le maïs ou la luzerne. Une forme de lutte biologique est disponible avec des bactéries émettrices d’antibiotiques (Pseudomonas fluorescens et P. aureofaciens). En traitement de semences, elles contribuent à diminuer la population du champignon dans les sols et causent le déclin du piétin-échaudage.
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Références/liens
Bailey K. L., Couture L., Gossen B. D., Gugel R. K. & Morral R. A. A. (Eds) (2004). Piétin-échaudage du blé. Dans Maladies des grandes cultures au Canada. 1ère éd. La Société Canadienne de Phytopathologie, Saskatoon. p. 106-107.
 
Bockus W. W., Bowden R. L., Hunger R. M., Morrill W. L., Murray T. D. & Smiley R. W. (2010). Take-All. Dans Compendium of Wheat Diseases and Pests. 3è éd. APS Press, The American Phytopathological Society Press, St-Paul, Minnesota. p. 79-82.

http://www.apsnet.org/edcenter/intropp/lessons/fungi/ascomycetes/Pages/Takeall.aspx

http://www.fiches.arvalis-infos.fr/fiche_accident/fiches_accidents.php?mode=fa&type_cul=1&type_acc=4&id_acc=40
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