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  1. Tavelure - Pomme
  2. Scab
Champignon :
  1. Stade sexué : Venturia inaequalis (syn. Spilocaea pyracanthae)
  2. Stade asexué : Spilocaea pomi (syn. Fusicladium pomi)

Taches sur feuilles de pommier

Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

© Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

Information reliée à l'image
Des feuilles de pommier montrent des taches brunes à vert olive avec une marge diffuse. Les taches sont distribuées aléatoirement sur le limbe à la face supérieure. Les observations microscopiques ont révélé la présence du champignon Spilocaea pomi, responsable de la tavelure.
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Généralités
La tavelure du pommier est la maladie fongique la plus importante économiquement dans toutes les régions productrices du monde. Elle est causée par le champignon Venturia inaequalis (stade asexué : Spilocaea pomi) qui est un organisme nuisible réglementé. Elle affecte différentes rosacées, dont le pommier, le sorbier d’Amérique, l’aubépine, le pommetier décoratif, etc. Elle cause des pertes sévères dans les régions au climat frais et humide au printemps et avec des pluies fréquentes en été. Les symptômes principaux sont observés sur les feuilles et les fruits. Les pertes économiques sont liées au déclassement des fruits infectés et sont indirectes lorsque les arbres sont défoliés prématurément de façon répétée, les affaiblissant au cours des années, sans pour autant les tuer. Selon le marché visé (ex. : transformation), la tolérance à la tavelure est parfois plus grande. Lorsque l’infection des feuilles et des fruits se produit vers la fin de l’été, une tavelure dite d’automne se développera en entreposage. Les fruits infectés ne peuvent pas infecter les fruits sains en entrepôt. La tavelure est fréquente et sévère et reste une préoccupation majeure où la tolérance est très faible.
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Symptômes
Feuille : les taches nouvellement formées ont un aspect velouté brun à vert olive avec une marge diffuse. Avec le temps, les taches deviennent brun foncé à noires. Elles apparaissent en premier à la face inférieure puis à la face supérieure. Sur les vieilles feuilles, les taches sont surélevées, vert foncé à gris brun avec une marge définie. Ces feuilles sont déformées, recroquevillées, plus petites et courbées vers le bas. Les dommages sont superficiels. Les feuilles matures sont résistantes à la tavelure.
 
Fruit : les taches observées sur les fruits sont similaires à celles observées sur les feuilles sauf qu’en vieillissant, elles ont un centre brun à noir d’aspect liégeux. Les symptômes apparaissent en premier dans la zone stylaire (œil) puis un peu partout à la surface du fruit. Les dommages sont superficiels. Lors de graves infections, les fruits sont difformes avec des fissures sur l’épiderme et dans la chair. Les taches de la tavelure d’automne sont petites (< 1 mm de diamètre), foncées et légèrement déprimées.
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Cycle vital
Le champignon hiverne sur les feuilles et les fruits infectés tombés sur le sol dans les vergers. À la fin de l’hiver et au début du printemps, de petits pseudothèces se forment à l’intérieur de ces organes infectés. Leur développement est favorisé par une alternance de périodes sèche et humide et lorsque la température varie entre 8 et 12 °C. Au printemps, quand les feuilles infectées sur le sol sont humides, les ascospores formées à l’intérieur des pseudothèces servent d’inoculum pour les infections primaires. La maturation des ascospores requiert une température variant entre 16 et 18 °C et cela coïncide avec le débourrement des pommiers. Les ascospores sont éjectées des pseudothèces par la pluie et dispersées par le vent sur les tissus verts (feuilles et nouvelles pousses). La maturation et l’éjection des ascospores prennent entre cinq et neuf semaines. La production maximale d’ascospores coïncide avec le stade bouton rose avancé et la pleine floraison. L’éjection et la germination des spores ainsi que l’infection nécessitent des tissus humides ou mouillés par la pluie ou la rosée. Sur les feuilles, les symptômes apparaissent entre 9 et 17 jours après l’infection.
 
À la suite de l’infection primaire, le champignon est logé entre la cuticule et l’épiderme des feuilles où il forme un stroma qui produira les conidies requises pour les infections secondaires. Les infections secondaires sont nombreuses au cours de la saison de croissance. Les conidies commandent les mêmes conditions de croissance que les ascospores pour leur germination et l’infection. Les conidies voyagent sur de courtes distances et ne contaminent que les arbres à proximité. Les jeunes feuilles et les fruits sont très sensibles aux infections secondaires.
 
En résumé, il y a trois conditions requises pour le développement de la tavelure lorsque la dormance est terminée et que le débourrement est amorcé. Les conditions doivent se manifester dans l’ordre suivant :
 
1 – Présence d’ascospores matures dans les feuilles sur le sol
2 – Conditions climatiques favorisant la libération des ascospores pour initier les infections primaires.
3 – Avoir une protection insuffisante avec les fongicides.
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Méthodes de lutte
La lutte contre la tavelure se fait essentiellement par la lutte chimique et nécessite des fongicides ayant un spectre d’activité différent (protectant, éradiquant et systémique). Les fongicides ont une efficacité restreinte après l’infection. Les feuilles jonchant le sol peuvent être éliminées pour diminuer l’inoculum (déchiquetage, utilisation de l’urée, ramassage, etc.). Éliminer les pommiers sauvages et abandonnés. Utiliser des cultivars résistants à la tavelure et favoriser la diversité variétale dans les vergers. La taille d’été favorise la circulation d’air et permet de diminuer l’humidité requise pour le développement de la tavelure. Il est possible de consulter des simulateurs pour la prévision des maladies et ravageurs du pommier tel que RIMpro.
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Traitements phytosanitaires Références/liens
Carter K. (2009). Tavelure du pommier. Dans Lutte intégrée contre les ennemis du pommier. Publication 310F. Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), Ontario. p. 129-146.
 
Jones A. L. & Sutton T. B. (1984). Apple Scab. Dans Diseases of Tree Fruits. Cooperative Extension Service, Michigan State University. p. 1-4.
 
Sutton T. B., Aldwinckle H. S., Agnello A. M. & Walgenbach J. F. (Eds) (2014). Apple Scab. Dans Compendium of Apple and Pear Diseases and Pests. 2nd éd. APS Press. The American Phytopathological Society Press, St-Paul, Minnesota. p. 8-11.

http://web2.irda.qc.ca/reseaupommier/?p=13420

http://web2.irda.qc.ca/reseaupommier/?p=6818

http://web2.irda.qc.ca/reseaupommier/?p=6879

http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/apscab.htm

http://www.agr.gc.ca/resources/prod/doc/sci/pub/pdf/carisse_scab_f.pdf

https://www.apsnet.org/edcenter/intropp/lessons/fungi/ascomycetes/Pages/AppleScab.aspx

https://www.extension.umn.edu/garden/yard-garden/fruit/apple-pest-management/apple-scab/
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