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  1. Marguerite blanche - Oxeye daisy
  2. Leucanthemum vulgare Lam. (syn. Chrysanthemum leucanthemum)
  3. Famille : Asteraceae
  4. Mauvaises herbes des cultures

Plant, stade floraison

Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

© Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

Images de plante sur le terrain
Description
La marguerite blanche est une plante herbacée vivace originaire d’Europe. La tige est dressée et simple, quelques fois ramifiée. Un plant peut contenir d’une à plusieurs tiges. Elles mesurent habituellement de 30 à 100 cm de haut. Le système racinaire se compose d'une racine principale possédant plusieurs racines fibreuses.

Les feuilles basales sont trinervées et leur limbe s’atténue progressivement en pétiole. Elles sont de forme spatulée à obovée avec des dents irrégulières ou une marge presque crénelée. Elles mesurent de 10 à 25 cm de long et de 3 à 7 cm de large et forment une large rosette. Les feuilles caulinaires sont alternes, sessiles et légèrement embrassantes. Ces feuilles, plus petites que les feuilles basilaires, sont de formes obovées ou étroitement lancéolées. Elles sont généralement glabres et très dentées, presque fimbriées.

Les fleurs se composent d’environ 15 à 30 fleurons ligulés blancs en périphérie du capitule et de 400 à 500 fleurons tubulés jaunes formant un dôme au centre du capitule. Les fleurons ligulés mesurent de 1,5 à 2,4 cm de long et ont un sommet arrondi ou porte 2 à 3 petites dents. Le diamètre de la fleur est de 2,5 à 7,5 cm et il peut y avoir de 1 à 15 fleurs par tige. Sous la fleur, les bractées involucrales sont de couleur verte avec la marge brune et se chevauchent sur plusieurs rangs. Elles mesurent de 2 à 3 mm de largeur.

Les fruits se caractérisent par des akènes obovés ou cylindriques gris argenté avec 5 à 10 côtes blanches, rondes et bien distinctes. Ils mesurent de 2 à 3 mm de long et de 0,8 à 1 mm de large.

La plantule possède des feuilles alternes (exception : les 2 premières sont opposées) disposées en rosette. Les cotylédons sont oblongs avec un sommet arrondi et mesurent de 3 à 5 mm de long. Les deux premières feuilles sont allongées et entières (ils peuvent facilement être confondus avec les cotylédons). Les feuilles suivantes sont arrondies et grossièrement dentées.
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Espèces semblables
La matricaire inodore (Tripleurospermum inodorum) possède des fleurs qui ressemblent beaucoup à celles de la marguerite blanche. Toutefois, les feuilles de la matricaire inodore sont profondément divisées en plusieurs segments allongés. La barbarée vulgaire (Barbarea vulgaris), au stade végétatif, se distingue par ses feuilles qui possèdent un grand lobe terminal et de petits lobes latéraux opposés. À l’inflorescence, elle se distingue par ses fleurs à quatre pétales jaunes disposés en grappe au bout de la tige.
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Conditions favorables
La marguerite blanche est une mauvaise herbe causant des problèmes surtout dans les fraisières, mais elle est retrouvée aussi dans les vieilles prairies et les pâturages. C’est une plante qui croît dans une vaste gamme de types de sol, mais qui a une meilleure croissance dans les sols pauvres. Elle tolère la sécheresse et croît au plein soleil ou à l’ombre légère.
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Prévention et répression
Pour prévenir l’implantation de la marguerite blanche dans un champ :
  1. Dépister les champs et retirer les plants qui sont trouvés en s’assurant de retirer tout le système racinaire, les rhizomes peuvent former de nouveaux plants.
  2. Un couvert végétal dense défavorise l’implantation de la marguerite blanche et concurrence avec celle-ci.
  3. Éviter de disperser les graines de la marguerite blanche vers des champs non infestés. Tondre les plants avant la production des fleurs peut aider à la maîtrise de la quantité de graines produites et donc empêcher le renouvellement de la banque de semences dans le sol.
Pour réprimer les populations de marguerite blanche à long terme :
  1. Sur de petites superficies, arracher les plants en entier avant la production des fleurs. Effectuer à plusieurs reprises pour épuiser la banque de semences dans le sol.
  2. Sur de plus grandes superficies, labourer le sol pour couper le système racinaire peu profond. Lorsqu’il est effectué à plusieurs reprises, le labour peut mener à l’élimination des populations de marguerite blanche. Par contre, cette méthode tend à stimuler la germination des graines.
  3. S’assurer que le pâturage n’est pas sur-pâturé laissant ainsi des trous dans la végétation où la marguerite blanche pourrait s’implanter.
  4. Appliquer la fertilisation recommandée sur les fourrages aide à lutter contre la marguerite blanche. En effet, la mauvaise herbe est dépassée par la culture fourragère lorsqu’une fertilisation est appliquée au printemps.
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Informations complémentaires
Les nouveaux plants ne produisent pas de fleurs la première année, mais forment des rosettes végétatives. Cette plante produit de 1000 à 25 000 graines par plant selon les conditions de croissance et elles demeurent viables dans le sol jusqu'à 40 ans. Il peut y avoir de la reproduction végétative par les tiges couchées au sol ou par les branches basses.

Lorsqu’ingérée par les vaches laitières, la marguerite blanche donne un mauvais goût au lait.

La marguerite blanche est une plante utile pour naturaliser les sites perturbés situés loin des champs agricoles.
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Potentiel de nuisance
Élevé : Fraise
Moyen : Avoine, Blé d'automne, Blé de printemps, Bleuet en corymbe, Orge, Pâturages, Pomme, Prairies, Rhubarbe, Seigle d'automne
Faible : Gazons, Luzerne, Maïs grain et fourrager, Raisin (vigne), Soya, Trèfle
Références et liens
Bouchard C. J., Néron R. & Guay L. (1998). Guide d'identification des mauvaises herbes du Québec. Conseil des productions végétales du Québec, Québec. 253 pp.

Clements D. R., Cole D. E., Darbyshire S., King J. & McClay A. (2003). The biology of Canadian weeds. 128. Leucanthemum vulgare Lam. Canadian Journal of Plant Science, 84(1) : 343-363.
 
Field Guide for Managing Oxeye Daisy in the Southwest. (2015). United State Departement of Agriculture. 12pp.
 
Frankton C. (1958). Les mauvaises herbes du Canada. Ministère de l’Agriculture du Canada, Ottawa. 218 pp.
 
Mangold J., Sheley R. & Brown M. (2009). Oxeye Daisy: Identification, Biology and Integrated Management. Agriculture and Natural Ressources, Montana State University. 4pp.

Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, Ontario
http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/ontweeds/oxeye_daisy.htm
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