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  1. Barbarée vulgaire - Yellow rocket (syn. Bitter wintercress)
  2. Barbarea vulgaris W.T. Aiton
  3. Famille : Brassicaceae
  4. Mauvaises herbes des cultures

Plantules, stade cotylédons, 1 feuille et 2 feuilles

Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

© Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ

Description
La barbarée vulgaire est une espèce herbacée, bisannuelle ou vivace de courte durée et originaire d’Eurasie. La tige se développe à la 2e saison de croissance. Elle est issue de la rosette basilaire produite à la première année de croissance. Elle est dressée, ramifiée, anguleuse et mesure de 20 à 90 cm. Le système racinaire est composé d’une racine pivotante et de racines secondaires ramifiées.

Les feuilles basilaires sont disposées en rosette qui contient jusqu’à 60 feuilles. Elles sont luisantes, vert foncé, glabres et conservent leur coloration tout au long de l’hiver. Les feuilles basilaires sont profondément découpées. Elles possèdent un large lobe terminal de forme ovée à orbiculaire et de 1 à 4 paires de lobes latéraux plus petits, de forme oblongue à ovée. Les lobes latéraux mesurent généralement moins de 1 cm de longueur contrairement au lobe terminal qui peut atteindre 10 cm de longueur. Les feuilles caulinaires sont alternes, glabres, embrassantes et sessiles. Leur taille décroît de la base au sommet de la tige. Le lobe terminal devient absent, laissant place à des feuilles peu divisées et grossièrement dentées.

Les fleurs sont composées de 4 pétales jaunes disposés en croix. Ces derniers sont de forme spatulée à obovée et mesurent de 6 à 9 mm de longueur. Les quatre sépales verts sont oblongs, persistants et ascendants. Ils couvrent le deux tiers de la fleur ouverte et mesurent de 3 à 4,5 mm de longueur et de 1,5 à 2,5 mm de largeur. Les fleurs sont disposées en grappes au bout de la tige.

Les fruits sont des siliques anguleuses et cylindriques qui mesurent de 1 à 4 cm de longueur sans le bec. Ce dernier mesure de 1,8 à 3 mm de longueur. Les pédicelles qui portent les siliques sont plus étroits que le fruit et mesurent de 3 à 6 mm de longueur. Les siliques peuvent être ascendantes, apprimées ou dressées. Elles contiennent de 1 à 20 graines de couleur grise à brun rougeâtre. Ces dernières sont ovoïdes, alvéolées et mesurent environ 1,2 mm de diamètre.

La plantule est composée de feuilles alternes qui forment une rosette. Les cotylédons mesurent de 3 à 8 mm de longueur et possèdent un pétiole distinct. Ils sont de forme oblongue à orbiculaire avec un sommet arrondi. Les premières feuilles sont entières, arrondies et longuement pétiolées. La base du limbe peut parfois être cordiforme.
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Espèces semblables
La barbarée vulgaire peut être confondue avec la marguerite blanche (Leucanthemum vulgare) aux stades plantules et végétatifs. Cette dernière se différencie par ses feuilles basilaires non profondément découpées et à marge grossièrement dentée. Aussi, ses premières feuilles sont allongées contrairement à celles de la barbarée vulgaire qui sont arrondies. Elle peut également être confondue avec la rorippe des marais (Rorippa palustris). Cette dernière se distingue par sa floraison plus tardive, ses fleurs plus petites et ses feuilles caulinaires embrassantes et dentées.
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Conditions favorables
La barbarée vulgaire est une mauvaise herbe retrouvée dans les prairies, les pâturages et, de plus en plus, dans les cultures de céréales. Elle peut être un vecteur de maladies pour les cultures de crucifères. La plante croît dans tous les types de sols (argiles à sables), mais préfère les sols riches et humides.
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Prévention et répression
Pour prévenir l’établissement de la barbarée vulgaire :
  1. Dépister les champs et arracher les plants qui sont retrouvés lorsqu’ils sont en faible quantité.
  2. Éviter d’épandre du fumier frais sur les champs, puisque les graines ont la capacité de survivre au système digestif des ruminants. Composter le fumier pour réduire la viabilité des graines.
  3. Lorsque les plants sont en floraison, les tondre pour retarder la production des graines. Par contre, lorsque les tiges sont coupées, la plante en produira de nouvelles aussitôt.
Pour réprimer des populations de la barbarée vulgaire :
  1. Un travail du sol répété nuit à la croissance de la barbarée vulgaire.
  2. Si la plante cause un fort problème dans des cultures vivaces, mettre ces champs en rotation avec des cultures sarclées (maïs et soya) où le travail du sol fréquent nuira à la plante.
  3. Sarcler à la fin de l’été ou à l’automne pour détruire les rosettes hivernantes.
  4. Implanter des cultures de couvertures et des engrais verts pour nuire à l’établissement de la barbarée vulgaire.
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Informations complémentaires
Elle est considérée comme nuisible, car elle a une croissance rapide, une forte production de semences (10 000 graines/plant) et ses graines ont une longue dormance dans le sol (de 10 à 20 ans).

Des glucosinolates s’accumulent dans ses tiges et ses feuilles et peuvent intoxiquer les animaux qui en consomment.
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Potentiel de nuisance
Élevé : s.o.
Moyen : Pâturages, Prairies
Faible : Avoine, Blé d'automne, Blé de printemps, Bleuet en corymbe, Fraise, Framboise, Orge, Rhubarbe, Seigle d'automne
Références et liens
Bouchard C. J., Néron R. & Guay L. (1998). Guide d’identification des mauvaises herbes du Québec. Conseil des productions végétales du Québec, Québec. 253 pp.
 
Doucet R. (2013). Les mauvaises herbes agricoles. Éditions Berger A. C. inc., Québec. 367 pp.
 
Frankton C. (1958). Les mauvaises herbes du Canada. Ministère de l’Agriculture du Canada, Ottawa. 218 pp.
 
Macdonald M. A. & Cavers P. B. (1991). The Biology of Canadian Weeds. 97. Barbarea vulgaris R. Br. Canadian Journal of Plant Science. 71(1) : 149-166.

Flora of North America.
http://www.efloras.org/florataxon.aspx?flora_id=1&taxon_id=20000924
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